Le psyllium pour un ventre plat marche-t-il ?

Vous avez sans doute entendu parler de cette fibre qui serait à la fois douce pour les intestins et sans merci pour les petits bidons. Le psyllium pour un ventre plat marche-t-il ? On vous dit ça ici.

Le psyllium c’est quoi ?

Ce qu’on trouve sous l’appellation psyllium dans les rayons nutrition/ bien-être à la pharmacie est en réalité une fibre issue de l’enveloppe de la graine de la plante plantago ovata, aussi appelée, plantain des Indes ou ispaghul

On la trouve généralement sous forme de poudre prête à l’emploi à mélanger à de l’eau, ou parfois sous forme de graines non transformées. Dans ce cas là il faut impérativement faire tremper les graines dans de l’eau pendant plusieurs heures avant consommation.

Cette fibre peut effectivement être d’une aide non négligeable pour obtenir un ventre plat, et ce pour plusieurs raison :

  • Le psyllium est un laxatif doux
  • Le psyllium aide à lutter contre le cholestérol
  • Le psyllium réduit l’absorption des sucres
  • Le psyllium stimule la combustion des graisses

Pour toutes ces raisons détaillées ci-dessous, le psyllium peut contribuer à obtenir un ventre plus plat, mais aussi et surtout, prévenir les maladies cardio-vasculaires ainsi que le syndrome métabolique.

Le psyllium pour le transit

Le psyllium a la capacité d’absorber plusieurs fois son poids en eau car il est mucilagineux : une fois au contact d’un liquide il gonfle et forme une sorte de gel .

Ce gel augmente la taille des selles et leur taux d’humidité, ce qui permet d’éliminer plus souvent et en plus grandes quantités.

De plus comme le psyllium est une des seules fibres qui ne fermentent pas, il est prouvé que c’est un des seuls stimulant du transit qui ne crée pas de flatulences. (1) Ce qui est tout à fait appréciable, surtout pour garder un ventre plat.

Étonnement, le psyllium était aussi traditionnellement utilisé pour traiter les diarrhée, et il est prouvé qu’il peut contribuer à soulager les colites ulcéreuses, les symptômes de la maladie de Crohn et le syndrome de l’intestin irritable. (2)

Le psyllium contre le cholestérol

Le psyllium est depuis longtemps considéré comme un anti cholestérol.
Dans les faits, il permet effectivement de réduire les taux de cholestérol, en particulier de « mauvais cholestérol » chez les patients diabétiques ou souffrant d’hypercholestérolémie, comme l’a démontré cette étude. (3)

Mais chez les personnes qui ont un profil lipidique normal il ne faut pas s’attendre à des résultats notables.

Le psyllium contre le sucre

Comme souvent avec les fibres mucilagineuses, la formation de gel issue de la fibre de psyllium réduit l’absorption des glucides au niveau de l’intestin grêle et réduit du coup la glycémie après ingestion de psyllium concomitante à un repas.

Des chercheurs espagnols ont ainsi prouvé que prendre 12 g de psyllium avec le petit déjeuner pendant six semaines entraîne une réduction de l’absorption du glucose de 12%, ce qui est significatif. (4)

Le psyllium réduit l’appétit

Comme cette fibre a la faculté de gonfler au contact de l’eau, il est prouvé que 10 g de psyllium retarde la vidange gastrique à partir de la troisième heure suivant ingestion. (5) Résultat : une satiété augmentée et un appétit réduit dans les six heures qui suivent.

En régulant l’absorption des calories dans le temps le psyllium permet d’éviter les hausses et les chutes de glycémie brutales. Résultat, moins de fringales dues à l’hypoglycémie.

Le psyllium booste le métabolisme

Une nouvelle étude sur l’animal a permis de découvrir d’autres vertus minceur insoupçonnées du psyllium, d’autant plus étonnante qu’elles se situent en dehors du système digestif.

En effet, les chercheurs ont découvert que les fibres du psyllium aident à activer les gènes brûleurs de graisse dans les muscles.

Durant cette étude qui a duré 10 semaines, les souris étaient divisées en 3 groupes : un groupe contrôle soumis à un régime faible en graisse, un groupe soumis à un régime riche en graisse, et un groupe soumis à un régime gras et avec psyllium.

Après 10 mois, l’analyse des tissus des souris a révélé que le souris qui consommaient des graisses et du psyllium avaient moins de cholestérol, de triglycérides et de sucre dans le sang que le groupe de souris qui n’avait pas consommé de psyllium.

Les chercheurs ont découvert que ce résultat était dû à l’activation par le psyllium d’un gène qui envoie les graisses vers les muscles et favorise leur oxydation au sein de ces muscles. (6)

Comment prendre le psyllium ?

Alors, le psyllium pour un ventre plat marche-t-il ? Oui si on en croit les diverses études sur la question. Voici à quelle dose et comment le prendre.

La dose minimum pour que le psyllium soit efficace est de 5 g de fibres avalées avec 20cl d’eau au moins à chaque repas.

On peut à priori aller jusqu’à 30 g mais pas plus, et à ce moment là il faut augmenter l’apport hydrique en conséquence : au moins 50cl.

À priori, pour bénéficier de son effet laxatif doux, en prendre 15 g par jour (3 fois 5 g) est tout à fait suffisant.

Attention : le psyllium n’a pas d’effets secondaires connus mais il ne faut surtout pas en prendre sans eau, au risque d’une occlusion intestinale.
Photo : CC BY-ND 20 Mislav Marohnić

 

  1. Inhibitory actions of a high fibre diet on intestinal gas transit in healthy volunteers. Gut, 2004.
  2. Randomized clinical trial of Plantago ovata seeds (dietary fiber) as compared with mesalamine in maintaining remission in ulcerative colitis. Spanish Group for the Study of Crohn’s Disease and Ulcerative Colitis (GETECCU). American Journal of Gastroentherology, 1999.
  3. The effects of psyllium on lipoproteins in type II diabetic patients. The European Journal of Clinical Nutrition, 2009.
  4. Therapeutic effects of psyllium in type 2 diabetic patients. European Journal of Clinical Nutrition, 2002.
  5. Correlation between echographic gastric emptying and appetite: influence of psyllium. Gut, 1992.
  6. Plantago ovata husks-supplemented diet ameliorates metabolic alterations in obese Zucker rats through activation of AMP-activated protein kinase. Comparative study with other dietary fibers. Clinical Nutrition, 2010.

 

Les bienfaits du curcuma pour le corps

 

Le curcuma, vous ne voyez plus que lui dans la presse spécialisée et sur les blogs de nutrition et de santé naturelle. Découvrez aujourd’hui pourquoi ce succès, et quels sont les bienfaits du curcuma pour le corps.

Qu’est ce que c’est le curcuma  ?

Vous avez très certainement entendu parler de cette épice indienne qui pourrait bien passer pour la panacée si on écoute les commentaires élogieux des scientifiques.

Le curcuma ou Curcuma Longa est une très belle plante exotique aux fleurs magnifiques, de la même famille que le gingembre. Mais ce sont ses rhizomes, c’est à dire la partie souterraine de la plante, qu’on utilise.

On l’utilise depuis 4000 ans en Inde d’où il est originaire. C’est d’ailleurs un des principaux ingrédients de la médecine traditionnelle indienne, l’ayurveda, mais aussi de la cuisine indienne : c’est lui qui donne sa couleur jaune vif au mélange d’épices qu’on appelle curry en occident (en réalité il en existe des dizaines, nommés massala).

Le curcuma est un des cinq principaux aliments anti-oxydants, mais
le curcuma doit surtout sa réputation de panacée à ses constituants vedettes : les curcuminoïdes, dont le principal, la curcumine.

Il s’agit d’un pigment qui lui donne sa couleur indélébile.

Cette curcumine est malheureusement difficilement assimilable telle quelle au niveau intestinal si vous consommez du curcuma en poudre.
Pour être absorbée par l’organisme le curcuma doit impérativement être associée à du poivre ou du piment. En effet, ceux-ci contiennent de la pipérine, qui augmente l’assimilation de la curcumine.

Comme le curcuma n’est pas soluble dans l’eau il est également recommandé de le consommer avec de l’huile.

Les bienfaits santé du curcuma

  • Contre la dépression

Selon plusieurs études, dont une étude réalisée en 2014 contre placebo (A), la curcumine aiderait à soulager les symptômes de la dépression ainsi que l’anxiété.

  • Anti inflammatoire

Son action anti inflammatoire est une des domaines où il impressionne le plus : le curcuma est aussi efficace que l’ibuprofène pour apaiser les douleurs de l’arthrose ! C’est scientifiquement prouvé. (2)

De même, dans le cas de maladies inflammatoires auto-immunes, comme le Lichen plan, ou le syndrome du colon irritable, le curcuma réduit l’ampleur des crises et prévient la récidive. (3)

Dans les cas de surpoids et de diabète, qui sont des occasion d’inflammation systémique, le curcuma peut jouer un rôle non négligeable pour retrouver un état de santé satisfaisant.

  • Anti cancer

Comment se fait-il que les britanniques d’origine indienne vivant en Angleterre aient moins de cancers du côlon que les britanniques « de souche » ? Très certainement car ces derniers n’ont pas pour habitude d’intégrer le curcuma à leur alimentation quotidienne, contrairement aux indiens.

Selon une étude de 2011, consommer 4 g de curcuma par jour permettraient de prévenir l’apparition du cancer du côlon .(4)

Il serait également utile en prévention du cancer de la prostate, et chez les patients déjà malades, la consommation de curcuma réduirait les effets secondaires de la chimiothérapie et augmenterait la mort des cellules cancéreuses (5).

  • Anti diabète

Non, le curcuma ne remplace pas l’hygiène de vie qui seule peut prévenir la survenue du diabète de type 2. Mais il peut aider à réduire les conséquences délétères du diabète sur l’organisme.

Après 9 mois d’administration, des chercheurs ont ainsi prouvé que le curcuma consommé quotidiennement augmente légèrement la production d’insuline par le pancréas, ainsi que la sensibilité à l’insuline chez les personnes pré diabétiques. (6)

Comment utiliser le curcuma ?

En général on trouve du curcuma en poudre, mais il arrive que certaines épiceries en proposent du frais. Choisissez le toujours bio : vous ne voudriez pas ruiner ses bienfaits santé en ajoutant des pesticides à votre alimentation.

On peut utiliser le curcuma seul ou mélangé à d’autres épices, en particulier à du piment ou à du poivre (à cause de leur teneur en pipérine, on l’a vu). Le gingembre et le fenugrec sont aussi deux épices qui potentialisent ses effets.

On recommande de prendre 2 à 4 g de curcuma par jour, réparti dans la journée ou en une fois, toujours avec de l’huile et du poivre.

Le plus simple est de l’intégrer à une vinaigrette à base d’huile, de poivre et de tout ce que vous voulez (c’est délicieux et très sain avec de l’ail frais pressé).

Vous aussi ritualiser votre consommation de curcuma chaque jour grâce au lait d’or, une boisson chaude ayurvédique très appréciée en hiver et aux changements de saison.

Pour cela vous devrez fabriquer votre pâte de curcuma en faisant cuire 30 g de curcuma dans 12 cl d’eau avec ½ c-à-c de poivre noir moulu. Mettez cette pâte une fois refroidie dans un pot au frigo et utilisez-la pour faire votre lait d’or quotidien.

Recette du lait d’or

  • 12 cl de lait ou de lait végétal
  • 1 c-à-c bombée de pâte de curcuma
  • 1 c-à-c d’huile de coco

Dans une casserole, faire fondre l’huile et y diluer la pâte de curcuma, puis verser le lait et faire chauffer doucement en remuant bien. Servir chaud avec un peu de miel si besoin.
Vous connaissez maintenant les bienfaits du curcuma pour le corps alors n’hésitez plus, courrez vous en procurer, mais attention : ça tâche !

 

  1. Curcumin for the treatment of major depression: a randomised, double-blind, placebo controlled study. Journal of affective disorder, 2014.
  2. Efficacy and safety of Curcuma domestica extracts in patients with knee osteoarthritis. Journal of alternative and complementary medicine, 2009.
  3. High-dose curcuminoids are efficacious in the reduction in symptoms and signs of oral lichen planus. Journal of the American Academy of Dermatology, 2012.
  4. Phase IIa clinical trial of curcumin for the prevention of colorectal neoplasia. Cancer prevention research, 2011.
  5. Upregulation of p53 expression in patients with colorectal cancer by administration of curcumin. Cancer Investigation, 2011.
  6. Curcumin extract for prevention of type 2 diabetes. Diabetes Care, 2012.

Les bienfaits des Omega 3 pour la santé

Depuis une bonne dizaine d’années vous entendez partout dire à quel point ils sont bons pour vous, pour votre cerveau, votre cœur et même pour votre ligne.
Mais que sont au juste ces graisse aussi précieuses que rares, et quels sont réellement les bienfaits des Omega 3 pour la santé ?

Indispensables lipides

Les Omega 3 sont des graisses. Et rien que pour cela ils sont bons pour nous. Pourquoi ? Parce que l’ANSES recommande que 35 à 40% de notre apport énergétique total (AET) soit constitué de lipides. (1)

Mais il existe trois formes de lipides : saturés, mono insaturés, polyinsaturés.

Les deux premières catégories peuvent être synthétisés par l’organisme, mais pas la dernière. C’est pour cela qu’on dit des acides polyinsaturés qu’ils sont des acides gras essentiels, et c’est pour cela qu’ils doivent être apportés par notre alimentation.

Parmi eux les indissociables Omega 6 et Omega 3.
Si tous les deux sont essentiels, la question de l’équilibre entre les deux est capitale.
Ainsi pour une santé optimale il faudrait consommer 5 parts d’Omega 6 pour 1 part d’Omega 3.

Malheureusement dans le régime occidental de base ce ration est plutôt de 15 pour 1. Et cet excès d’Omega 6 combiné à un déficit d’Omega 3 favorise l’obésité sur des générations, comme l’a prouvé une étude française datant de 2010 (2)

On trouve en effet des Omega 6 dans la plupart des huiles que nous consommons et que l’industrie agro alimentaire utilise : huile de tournesol, de pépin de raisin, de maïs ou de soja. Mais aussi dans certaines viandes et dans les oeufs.

D’où l’intérêt et l’urgence d’augmenter notre consommation d’Omega 3.

Les Omega 3 : ALA, EPA, DHA

Les Omega 3 sont des acides gras essentiels que l’on ne trouve que dans l’alimentation.
Ce sont des acides gras polyinsaturés c’est à dire que leur structure chimique possède plusieurs doubles liaisons.

Il existe trois formes d’Omega 3 : l’acide alpha linoléique (ALA), les acides eicosapentaénoïque (EPA), et les acides docosahexaénoïque (DHA).

Le premier (ALA ) ne peut être synthétisé par l’organisme et il est indispensable car il permet de synthétiser l’EPA et une partie du DHA nécessaire au bon fonctionnement du corps.

Mais pour obtenir des quantités suffisantes de DHA cet ALA ne suffit pas. Car la conversion d’ALA en DHA est limitée par plusieurs facteurs, notamment la concurrence des Omega 6.
Il faut donc absolument consommer des aliments riches en DHA qui est l’Omega 3 que le corps ne peut vraiment pas synthétiser seul, ainsi que des aliments riches en ALA qui permet de les synthétiser en partie.

Les bienfaits des Omega 3 pour la santé sont nombreux et ces acides gras essentiels sont particulièrement impliqués dans le fonctionnement du système nerveux.

Omega 3 et cerveau

Le système nerveux et le cerveau sont fabriqués au stade embryonnaire à partir d’Omega 3, en particulier de DHA.
Pendant le reste de la vie, ils sont nécessaires à leur bon fonctionnement, notamment à la transmission de l’influx nerveux.

Avec l’âge un apport suffisant en Omega 3 semble limiter l’apparition de la maladie d’Alzheimer, mais aussi de la dépression chez les sujets âgés. À l’inverse, une carence en Omega 3 augmente les risque de déclin cognitif.

Omega 3 et yeux

Indispensables au fonctionnement de la rétine il semble que les Omega 3 permettent de prévenir en partie la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).

Omega 3 et coeur

La consommation d’Omega 3 a prouvé sa capacité à réduire la pression artérielle chez les hypertendus, et à réduire la part des triglycérides dans les lipides sanguins.

Combien d’Omega 3 consommer ?

L’ANSES recommande de consommer 1,8 g d’acide alpha linoléique, et 250mg de DHA par jour. Comme il peut être synthétisé à partir de l’ALA il n’existe pas d’apport minimum recommandé pour l’EPA, mais on peut également en consommer 250mg par jour sans risque.

Où trouver l’ALA

On l’a vu, l’acide alpha linoléique est le précurseur des Oméga 3 DHA et EPA. Il faudrait en consommer environ 1,1 g par jour. On le trouve dans les aliments suivants :

  • Lin
  • Noix
  • Colza
  • Germe de blé
  • Tofu
  • Viande de bœuf
  • Pignons
  • Roquefort
  • Beurre

Où trouver le DHA et l’EPA

On trouve l’indispensable DHA, ainsi que l’EPA en grande quantité dans les huiles de poissons gras et les algues. Plus précisément, dans les aliments suivants :

  • Saumon
  • Sardines
  • Foie de morue
  • Maquereaux
  • Harengs
  • Anchois
  • Truite
  • Thon
  • Oeufs de poisson
  • Spiruline
  • Chlorelle

Si vous êtes végétarien vous avez de fortes chances d’être carencée en DHA, même si vous consommez beaucoup d’huile de colza ou de noix riche en ALA. Pour utiliser au mieux les bienfaits des Omega 3 pour la santé, le plus simple est peut-être d’opter pour des compléments de DHA à base d’algues (à ne pas confondre avec la DHEA, qui est un autre complément alimentaire).

  1.  Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommations alimentaires. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective. Édition scientifique, Décembre 2016.
  2. A Western-like fat diet is sufficient to induce a gradual enhancement in fat mass over generations. Journal of Lipid Research, 2010.

Le pamplemousse fait-il maigrir ?

Le pamplemousse fait-il maigrirParmi les aliments les plus réputés pour leur effet minceur, le pamplemousse est en très bonne place dans le classement. Mais y a t’il une réalité scientifique derrière ces allégations qu’on peut lire un peu partout ? Le pamplemousse fait-il maigrir ? On vous dit tout.

Qui est vraiment le pamplemousse ?

Avant tout, le pamplemousse que nous consommons en occident, et à qui on prête de nombreuses vertus minceurs, est victime d’une erreur sur la personne : son véritable nom n’est pas pamplemousse mais pomelo, ou en latin Citrus Paradisi.

Nous emploierons donc le terme de pamplemousse car c’est celui que vous trouverez sur les écriteaux chez le primeur. Mais sachez qu’il s’agit bien de pomelo, le même que vous retrouverez sous ce nom sous forme de compléments alimentaires minceur.

Le pamplemousse-pomelo est donc un agrume issu du croisement entre l’oranger et le pamplemoussier (qui donne des fruits moins agréables à consommer à l’écorce plus épaisse).

Il existe plusieurs variétés de pamplemousse, mais c’est le pamplemousse rose qui concentre le plus de vertus (c’est le plus répandu, ça tombe bien).

  • Le pamplemousse est riche en vitamine C : 170 mg pour un pamplemousse de 400 g environ.
  • Il contient aussi de la vitamine A sous forme de Béta carotène en grande quantité.
  • Les pépins du pamplemousse ont des propriétés anti bactériennes et anti fongiques remarquables et validées par la science.
  • Mais surtout, le pamplemousse est riche en flavonoïdes. Il en contient 13 en tout, dont la bergamotine, l’hesperitine, la furanocoumarine mais surtout les deux stars de la minceur : le nootkatone et la naringine.

Le pamplemousse : arme anti gras

L’écorce de pamplemousse renferme donc un composant tout particulier : le nootkatone. C’est ce composant qui donne au pamplemousse et à son zeste son arôme particulier.

On le retrouve en grande quantité dans l’huile essentielle de pamplemousse, car elle est issue du zeste.

Ingéré, le nootkatone a un effet anti gras : il est scientifiquement prouvé qu’il augmente la dépense énergétique en stimulant l’activité de l’enzyme AMPK.(1)

Cet enzyme augmente le métabolisme et fait brûler plus de calories par l’organisme, même au repos.

Résultat, l’organisme brûle plus et stocke moins de graisse, en particulier au niveau abdominal.

D’autre part, une étude de 2014 sur des rats obèses a prouvé que la consommation de pamplemousse permet de limiter le stockage de graisse au niveau du foie, et d’augmenter la consommation des acides gras par les mitochondries, les centrales énergétiques de nos cellules(2).

En bref, parce qu’il augmente la dépense énergétique et limite le stockage des graisses, le pamplemousse est un atout anti-surpoids.

En dehors de la nootkatone qui ne se trouve que dans l’écorce du pamplemousse, d’autres composants du pamplemousse agissent contre le gras, notamment contre les lipides sanguins, et donc le mauvais cholestérol.

Le pamplemousse : arme anti sucre

Entre autres éléments, le pamplemousse contient un autre flavonoïde puissant : la naringine. Ce flavonoïde a la particularité de pouvoir réduire l’absorption des sucres de l’alimentation.

Ainsi après un repas riche en glucides, si vous mangez du pamplemousse vous aurez moins de sucre dans le sang.

Au bout de 12 semaines de supplémentation à base d’un extrait de pamplemousse ou à base de pamplemousse frais, des chercheurs ont ainsi constaté une augmentation de la sensibilité à l’insuline chez des patients obèses. (3)

Une étude de 2010 a également démontré que la naringine favorisait la dégradation des graisses par le foie, tout en réduisant la résistance à l’insuline. (4) L’effet de la naringine serait même équivalent à celui de plusieurs jours de jeûne.

Comment maigrir avec le pamplemousse ?

Le pamplemousse fait-il maigrir ? Oui à une condition : Évitez les jus de pamplemousse industriels : ils ne contiennent quasiment plus de fibres. Or elles sont indispensables, tout comme la fine peau blanche, du pamplemousse, concentrée en principes actifs.

La meilleure façon de maigrir avec le pamplemousse c’est d’en consommer un demi avant chaque repas, soit 1 à 1,5 par jour. Cette quantité a fait preuve de son efficacité lors de l’étude qui a démontré l’effet positif du pamplemousse sur le poids et la résistance à l’insuline. (4)

L’avantage est double : le pamplemousse remplit l’estomac, ce qui permet de manger moins au repas, et ses composants boostent la dépense énergétique qui suit le repas.

Attention si vous êtes sous traitement ! Le pamplemousse interfère avec les principes actifs de nombreux médicaments.

L’huile essentielle de pamplemousse pour mincir

Comme elle concentre les flavonoïdes contenus dans son écorce, l’huile essentielle de pamplemousse issue du zeste est très utile pour lutter contre le surpoids.

Ingérée à raison de quelques gouttes par jour elle a un effet légèrement antidépresseur et peut réguler l’appétit chez ceux qui ont des fringales.

On peut aussi utiliser l’huile essentielle de pamplemousse pour lutter contre la cellulite : en massage dilué dans de l’huile d’amande douce.

L’huile essentielle de pamplemousse est une des huiles essentielles les plus sécuritaires. En revanche, il faut éviter d’exposer votre peau au soleil si vous l’utilisez localement car elle est photosensibilisante.

Conclusion :

Alors le pamplemousse fait-il maigrir ? Oui, sans aucun doute, consommer un demi pamplemousse ou quelques gouttes d’huile essentielle de pamplemousse avant chaque repas ne peut que vous aider à perdre du poids.

 

  1. Nootkatone, a characteristic constituent of grapefruit, stimulates energy metabolism and prevents diet-induced obesity by activating AMPK. American Journal of physiology. Endocrinology and metabolism, 2010.
  2. Consumption of Ocimum sanctum L. and Citrus paradisi infusions modulates lipid metabolism and insulin resistance in obese rats », Food Funct, 2014 May
  3. The effects of grapefruit on weight and insulin resistance: relationship to the metabolic syndrome. Journal of Medicinal food, 2006.
  4. Transcriptional Regulation of Human and Rat Hepatic Lipid Metabolism by the Grapefruit Flavonoid Naringenin: Role of PPARa, PPARc and LXRa. PLoS ONE,2010.

Les habitudes qui font mincir

habitudes pour mincirQuels habitudes pour mincir fonctionnent vraiment?

Tout d’abord, regardez votre corps.

Vous le trouvez comment ?

Perfectible ?

Certainement comme nous tous.

Mais que vos ayez 3 ou 15 kilos à perdre, vous savez qu’il existe des moyens.

La solution est entre vos mains.

Commencons avec les meilleurs aliments pour mincir.

Parce que même si c’est quasiment insurmontable pour certaines et plus facile pour d’autres, il s’agit d’une question de volonté, de guerre contre soi-même parfois, avec ou sans l’aide de la médecine, ou même de la chirurgie.

Nous pouvons toutes faire quelque chose pour mincir, nous sentir mieux et améliorer notre état de santé.

Maintenant regardez dehors.

Vous avez sans doute eu à subir un pic de pollution des derniers temps.

Si vous avez fait du bateau l’été dernier vous avez probablement croisé des nappes de plastiques en décomposition.

Vous savez que nous avons vécu l’année la plus chaude jamais enregistrée puis l’invention des stations météo modernes.

Si vous regardez les infos vous ne pouvez pas passer à côté de la liste quotidienne des nouvelles espèces condamnées à disparaitre à plus ou moins court terme…

Bref, avouez que l’état de la planète est beaucoup plus déprimant que votre tour de taille.

Et en plus la planète, elle, ne peut rien pour améliorer la situation. Elle ne peut compter que sur ses habitants.

La situation est telle qu’on pourrait se dire que c’est trop tard et que de toute façon à notre petite échelle il n’y a pas grand-chose à faire pour avoir un impact réel.

Pourtant une étude qui affirme le contraire vient de paraître :

Manger plus sain serait un bon moyen de lutter contre le changement climatique.

Rien qu’aux USA, 30% des émissions de gaz à effet de serre sont dues à l’industrie agro alimentaire.

La relation entre alimentation, santé et climat est de plus en plus intime.

Les moyens d’améliorer notre santé et d’alléger notre impact sur l’environnement sont extrêmement simples et peu contraignants selon l’étude de l’Université de Californie publiée dans la revue Climate Change :

  • Réduire ou éliminer la viande, en particulier la viande bœuf.
  • Doubler notre consommation de fruits et légumes
  • Remplacer les protéines animales éliminées par des légumes secs
  • Préférer les céréales complètes aux céréales raffinées

Il suffirait que les politiques de santé publiques dans le monde mettent le paquet pour faire appliquer ces simples ajustements pour faire tourner le vent dans le bon sens climatique.

Je me permets d’ajouter mes propres recommandations pour votre santé et celle de la planète :

  • Éliminer ou réduire le sucre ajouté
  • Privilégier les produits agricoles bios
  • Manger du poisson dont la pêche ne fragilise pas les ressources
  • Boycotter l’huile de palme

La prochaine fois que vous ferez un repas sain, sans viande, à base de légumes secs, céréales complètes et légumes verts, vous pourrez être fière de contribuer à améliorer votre silhouette et votre santé.

Mais vous pourrez aussi vous vanter de faire votre part pour l’environnement et pour qu’il reste aussi accueillant pour l’homme qu’il l’a toujours été.