Le psyllium pour un ventre plat marche-t-il ?

Vous avez sans doute entendu parler de cette fibre qui serait à la fois douce pour les intestins et sans merci pour les petits bidons. Le psyllium pour un ventre plat marche-t-il ? On vous dit ça ici.

Le psyllium c’est quoi ?

Ce qu’on trouve sous l’appellation psyllium dans les rayons nutrition/ bien-être à la pharmacie est en réalité une fibre issue de l’enveloppe de la graine de la plante plantago ovata, aussi appelée, plantain des Indes ou ispaghul

On la trouve généralement sous forme de poudre prête à l’emploi à mélanger à de l’eau, ou parfois sous forme de graines non transformées. Dans ce cas là il faut impérativement faire tremper les graines dans de l’eau pendant plusieurs heures avant consommation.

Cette fibre peut effectivement être d’une aide non négligeable pour obtenir un ventre plat, et ce pour plusieurs raison :

  • Le psyllium est un laxatif doux
  • Le psyllium aide à lutter contre le cholestérol
  • Le psyllium réduit l’absorption des sucres
  • Le psyllium stimule la combustion des graisses

Pour toutes ces raisons détaillées ci-dessous, le psyllium peut contribuer à obtenir un ventre plus plat, mais aussi et surtout, prévenir les maladies cardio-vasculaires ainsi que le syndrome métabolique.

Le psyllium pour le transit

Le psyllium a la capacité d’absorber plusieurs fois son poids en eau car il est mucilagineux : une fois au contact d’un liquide il gonfle et forme une sorte de gel .

Ce gel augmente la taille des selles et leur taux d’humidité, ce qui permet d’éliminer plus souvent et en plus grandes quantités.

De plus comme le psyllium est une des seules fibres qui ne fermentent pas, il est prouvé que c’est un des seuls stimulant du transit qui ne crée pas de flatulences. (1) Ce qui est tout à fait appréciable, surtout pour garder un ventre plat.

Étonnement, le psyllium était aussi traditionnellement utilisé pour traiter les diarrhée, et il est prouvé qu’il peut contribuer à soulager les colites ulcéreuses, les symptômes de la maladie de Crohn et le syndrome de l’intestin irritable. (2)

Le psyllium contre le cholestérol

Le psyllium est depuis longtemps considéré comme un anti cholestérol.
Dans les faits, il permet effectivement de réduire les taux de cholestérol, en particulier de « mauvais cholestérol » chez les patients diabétiques ou souffrant d’hypercholestérolémie, comme l’a démontré cette étude. (3)

Mais chez les personnes qui ont un profil lipidique normal il ne faut pas s’attendre à des résultats notables.

Le psyllium contre le sucre

Comme souvent avec les fibres mucilagineuses, la formation de gel issue de la fibre de psyllium réduit l’absorption des glucides au niveau de l’intestin grêle et réduit du coup la glycémie après ingestion de psyllium concomitante à un repas.

Des chercheurs espagnols ont ainsi prouvé que prendre 12 g de psyllium avec le petit déjeuner pendant six semaines entraîne une réduction de l’absorption du glucose de 12%, ce qui est significatif. (4)

Le psyllium réduit l’appétit

Comme cette fibre a la faculté de gonfler au contact de l’eau, il est prouvé que 10 g de psyllium retarde la vidange gastrique à partir de la troisième heure suivant ingestion. (5) Résultat : une satiété augmentée et un appétit réduit dans les six heures qui suivent.

En régulant l’absorption des calories dans le temps le psyllium permet d’éviter les hausses et les chutes de glycémie brutales. Résultat, moins de fringales dues à l’hypoglycémie.

Le psyllium booste le métabolisme

Une nouvelle étude sur l’animal a permis de découvrir d’autres vertus minceur insoupçonnées du psyllium, d’autant plus étonnante qu’elles se situent en dehors du système digestif.

En effet, les chercheurs ont découvert que les fibres du psyllium aident à activer les gènes brûleurs de graisse dans les muscles.

Durant cette étude qui a duré 10 semaines, les souris étaient divisées en 3 groupes : un groupe contrôle soumis à un régime faible en graisse, un groupe soumis à un régime riche en graisse, et un groupe soumis à un régime gras et avec psyllium.

Après 10 mois, l’analyse des tissus des souris a révélé que le souris qui consommaient des graisses et du psyllium avaient moins de cholestérol, de triglycérides et de sucre dans le sang que le groupe de souris qui n’avait pas consommé de psyllium.

Les chercheurs ont découvert que ce résultat était dû à l’activation par le psyllium d’un gène qui envoie les graisses vers les muscles et favorise leur oxydation au sein de ces muscles. (6)

Comment prendre le psyllium ?

Alors, le psyllium pour un ventre plat marche-t-il ? Oui si on en croit les diverses études sur la question. Voici à quelle dose et comment le prendre.

La dose minimum pour que le psyllium soit efficace est de 5 g de fibres avalées avec 20cl d’eau au moins à chaque repas.

On peut à priori aller jusqu’à 30 g mais pas plus, et à ce moment là il faut augmenter l’apport hydrique en conséquence : au moins 50cl.

À priori, pour bénéficier de son effet laxatif doux, en prendre 15 g par jour (3 fois 5 g) est tout à fait suffisant.

Attention : le psyllium n’a pas d’effets secondaires connus mais il ne faut surtout pas en prendre sans eau, au risque d’une occlusion intestinale.
Photo : CC BY-ND 20 Mislav Marohnić

 

  1. Inhibitory actions of a high fibre diet on intestinal gas transit in healthy volunteers. Gut, 2004.
  2. Randomized clinical trial of Plantago ovata seeds (dietary fiber) as compared with mesalamine in maintaining remission in ulcerative colitis. Spanish Group for the Study of Crohn’s Disease and Ulcerative Colitis (GETECCU). American Journal of Gastroentherology, 1999.
  3. The effects of psyllium on lipoproteins in type II diabetic patients. The European Journal of Clinical Nutrition, 2009.
  4. Therapeutic effects of psyllium in type 2 diabetic patients. European Journal of Clinical Nutrition, 2002.
  5. Correlation between echographic gastric emptying and appetite: influence of psyllium. Gut, 1992.
  6. Plantago ovata husks-supplemented diet ameliorates metabolic alterations in obese Zucker rats through activation of AMP-activated protein kinase. Comparative study with other dietary fibers. Clinical Nutrition, 2010.